Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/02/2007

Satisfaction pour les étudiants en Médécine

Aujourd'hui, un grand nombre d'étudiants en médecine souhaite que l'épreuve de lecture critique d'article ne soit pas une épreuve sanction à l'examen.

Instituée par un décret de janvier 2004, cette épreuve est particulièrement justifiée pour que les étudiants maîtrisent la lecture de publications scientifiques.

Mais son enseignement n'est aujourd'hui pas harmonisé en France et l'organisation pratique de cette épreuve est floue. C'est pourquoi, depuis 2004, le Gouvernement a toujours différé l'application de ce décret.

Ce mécontentement perturbe gravement l'enseignement au sein notamment de la Faculté de Médecine de Montpellier.

Après avoir reçu une délégation d'étudiants et m'être informé de la situation et de l'avis des enseignants et en particulier du Doyen, j'ai agi à plusieurs reprises auprès de François Goulard, Ministre de l'enseignement supérieur, en charge de ce dossier.

Dans un premier temps, le Ministre m'avait dit qu'il pensait n'attribuer à cette épreuve que dix pour cent de la notation globale. Je l'ai revu hier et nous en avons reparlé.

Ce matin très tôt, il m'a fait connaitre sa décision, fruit d'une concertation. Sa décision donne satisfaction aux étudiants. Le Ministre a décidé de retirer cette épreuve de l'année universitaire. Il va annoncer des mesures de concertation afin que cette épreuve, très importante, se déroule dans l'avenir dans des conditions de préparation acceptables par tous.

Jean Pierre Grand
Député de l'Hérault

Commentaires

L’enseignement de la LCA n’est effectivement pas harmonisé, et le mot est faible : 4 heures à Besançon ou Rennes, plus de 120 heures à Nancy, en passant par 30 heures à Montpellier.

Des tests de double correction des copies ont été réalisés, avec des écarts de notation pouvant atteindre 40% : l’organisation de l’examen mérite d’être revue.

Le fait que ce soit une matière «classante» pèse lourdement sur la liberté de choix d’une spécialité.

Les étudiants reconnaissent l’importance de la matière, ne la remette pas en cause, acceptant qu’elle demeure, en l’état actuel, une matière «validante». Ils ont par ailleurs accompagné leurs revendications de nombreuses propositions concrètes visant à améliorer et valoriser cet enseignement.

La spécialisation étant un choix majeur, engageant l’étudiant pour sa future carrière professionnelle, on ne peut, même partiellement, jouer la fin du deuxième cycle à la loterie.

Le Ministre a fait le choix de la raison : le 14 novembre 2002, les ministères de la Santé et de l’Éducation s’étaient engagés par écrit sur un report de l’Épreuve de LCA «à 2008 sous réserve qu’une préparation harmonisée et évaluée soit mise en œuvre dans toutes les Facultés».

Mais cette épreuve ayant été instaurée en janvier 2002 par la loi de «modernisation sociale» et le décret qui a suivi, les étudiants attendent certainement avec impatience les propositions de M. Goulard.

republicain@free.fr

Écrit par : Républicain | 21/02/2007

Reculer pour mieux sauter.

l'épreuve retirée, oui mais pour 2008... au final on donne le gateau aux sales gosses que nous sommes, et on les en privera dans un an...

Merci à Mr Goulard de ne pas avoir écouté les étudiants qui pourtant avaient des revendications claires, intelligentes... et oui ce n'est pas un caprice...

Il faut aussi dire que ce Mr Goulard pour le moment préfèré apaiser des citoyens énervés, et pour ce qui est du vrai problème on le laisse aux successeurs...

Ne vous inquiétez pas nos représentants seront le lui rappeller... Tout ca n'est pas fini loin de là !

Écrit par : Thomas | 21/02/2007

Non Thomas, je pense que le Ministre a au contraire décider d'engager une large concertation pour que l'enseignement de la LCA soit harmonisé en France dès la rentrée prochaine afin que son examen puisse se dérouler dans de bonnes conditions.

Puis cette consultation permettra peut être de déboucher sur le choix d'une épreuve validante et non pas d'une épreuve classante !

Écrit par : Eric | 21/02/2007

Aux étudiants qui ont été reçus par le Ministre de l'enseignement supérieur : Merci de me donner des nouvelles. JPG

Écrit par : jpg | 22/02/2007

Deux communiqués du Ministre F. Goulard datant de ce jour :

1-«Le décret du 16 janvier 2004 relatif à l’organisation du troisième cycle des études médicales a prévu l'introduction, à partir de l’année 2008, d'une épreuve de lecture critique parmi les épreuves classantes nationales permettant l’affectation des internes.
La mise en place de cette épreuve requiert l’organisation de formations adéquates dans toutes les UFR de médecine. À cet égard, la situation n'apparaissant pas aujourd'hui homogène, François Goulard, Ministre délégué à l’enseignement supérieur et à la recherche a demandé au député Pierre Louis Fagniez de conduire une évaluation précise de la situation et de lui faire des propositions portant sur l’organisation des formations et la mise en œuvre de l’épreuve.
En tout état de cause, les épreuves classantes nationales de 2008 ne comporteront pas d’épreuve de lecture critique.»

2-«Les représentants des étudiants en médecine ont été reçus au cabinet de François Goulard, Ministre délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche.
À l'issue de cette rencontre, il a été convenu que la mise en oeuvre de l'épreuve de lecture critique serait suspendue dans l'attente des conclusions d'un rapport confié au député Pierre-Louis Fagniez, professeur des universités-praticien hospitalier.
D'ores et déjà l'engagement a été pris de supprimer l'épreuve de lecture critique des épreuves classantes nationales en 2008.
Les étudiants seront à nouveau reçus au ministère dans la dernière semaine du mois de mars, dès la remise du rapport.»

republicain@free.fr

Écrit par : Républicain | 22/02/2007

Je suis satisfait que François Goulard ait confirmé, cet après-midi, aux étudiants de la fac de mèdecine de Montpellier, l'annonce qu'il m'avait faite hier, suite à mes démarches de ces dernières semaines, et que vous pouviez trouver sur ce blog. JPG

Écrit par : jpgrand | 22/02/2007

Une fois de plus nos attentes ont été insatisfaites, les seules conclusions a retire de ce retrait partiel sont:
- des etudiants en 5° année calmés (les plus motivés pour le retrait)
- un mouvement de grève cassé
- un clivage entre les promos
- un report de débat pour le prochain gouvernement...
Comment les etudiants pourraient se rejouir d'un tel résultat

Si cette épreuve est si importante aux yeux de nos ministres (ce sur quoi nous sommes d'accord) pourquoi s'obstinent-ils à la maintenir aux ENC et à la repousser d'année en année (2004, 2008, 2009, 2...?) alors qu'il suffirait de l'intégrer une bonne fois pour toute en module validant au cours du cursus ?
Du fait de ce nouveau report, les etudiant de 5eme année ne seront pas préparés à cette epreuve, alors qu'elle aurait pu etre integrée dès l'année prochaine dans leur cursus.

en tant qu'etudiant en 5eme année, je vous remercie de votre soutien et de votre engagement sans etre totalement satisfait de la tournure des evenements.

Écrit par : alexandre | 23/02/2007

Je souhaiterais savoir Monsieur le Député Maire ,si vous trouvez normal qu'un Candidat représantant au "minimum"20% d'électeurs FRANCAIS,puisse
ne pas pouvoir recueuillir 500 signatures de personnes ayant été élues
par des électeurs FRANCAIS ...qui disaient entre autre etre des démocrates !!! qu'est ce que la DEMOCRATIE??? Monsieur Sarkosy a éclaré
qu'il souhaitait que les parainages ne soient pas bloqués sur pressions
sur les Ediles et autres afin que la Démocratie s'applique...je pense que vous etes DEMOCRATE.....et non DEMAGOGUE..donnerez vous à qui je pense et qui a UN SEUL OEIL !!votre parrainage ..votre signature si besoin est??? Votre réponse m'obligerait.

A vous lire

Écrit par : PASTOR GEORGES.R | 07/03/2007

Réponse à Georges Pastor. Chaque élu est libre de donner sa signature au candidat de son choix. Pour ma part, j'ai du mal à imaginer donner ma signature à un candidat dont je ne partage pas les idées. Contrairement à toutes les analyses entendues ici et là, la signature de l'élu engage l'élu. Un parrainage c'est un appui moral, c'est donc un acte solennel qui a du sens. JPG

Écrit par : jpgrand | 10/03/2007

Les commentaires sont fermés.