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02/06/2009

Intervention sur l'Europe

Voici mon intervention lors de la réunion sur le thème de "la France et l'Europe" avec Dominique de Villepin du mercredi 27 mai 2009 à l'Assemblée Nationale.


C'est vrai qu'on pourrait être tenté de penser que dans le sud on est eurosceptique, on n'aime pas l'Europe. Pas du tout.

Dans le sud effectivement, nous sommes simplement un petit peu inquiets parce que effectivement l'Europe est loin.

Les élus, qu'on a envoyés il y a cinq ans à Strasbourg, sont de parfaits inconnus et les problèmes s'accumulent. Chaque fois qu'il y a des problèmes, je pense à notre viticulture,  je pense à la pêche, je pense à plein d'autres choses, naturellement, c'est vers Bruxelles qu'on  nous demande de nous retourner. Et puis donc entre Bruxelles et nos régions, il y a quelque part un vide sidéral. Ça pose un problème.

Ça pose un problème et ça interpelle. D'abord, je crois qu'aujourd'hui, moi dans ma région, qui est une région où il y a beaucoup de jeunes, je crois que les jeunes sont profondément européens, les jeunes ont compris au fond d'eux mêmes de façon spontanée combien l'Europe était importante pour nous. Ils sont vraiment très attentifs à la construction européenne. Sauf qu'aujourd'hui c'est vrai que tous les slogans pour amener la jeunesse de France à  aller voter ont un caractère un peu désuet.  Je crois que ça manque de souffle. Moi, en tous les cas, c'est ce que j'observe. Pourquoi ? Parce qu'en définitive, on est entrain de préparer cette élection européenne comme une cantonale

Bon naturellement, ce n'est pas quelque chose de tout à fait palpitant.

Donc moi je crois qu'aujourd'hui  il faut des voix nouvelles, il faut donner des perspectives. Naturellement, nous comptons sur Dominique De Villepin pour donner ces perspectives et cette nouvelle vision de l'Europe.

L'Europe aussi, c'est une Europe qui chez nous pose un certain nombre de problèmes parce que nous la trouvons trop libérale, pour ne pas dire ultralibérale et parfois attentatoire à notre propre culture et donc il faut qu'elle veille aussi à être dans ce domaine là extrêmement équilibrée.

Il ne faut pas non plus que celles et ceux qui sont à Bruxelles donnent l'impression qu'ils veulent faire vivre le sud comme le nord de l'Europe parce que le pari sera perdu d'avance.

Et puis, il faut également que dans ce débat, nous parlions de l'Euroméditerranée.

Je suis de Montpellier et l'Euroméditerranée chez nous, c'est des siècles d'histoire. L'Université de Montpellier, c'est l'Histoire. Donc ce n'est pas très nouveau l'Euroméditerranée sauf que, aujourd'hui, on voudrait qu'elle prenne un nouveau souffle, on voudrait voir les choses s'éveiller autrement. Naturellement, la jeunesse c'est la diversité, toutes celles et ceux qui chez nous sont les forces vives de ce bassin méditerranéen et bien ils attendent beaucoup de l'Europe, ils attendent beaucoup de celles et ceux  qui vont nous donner l'espoir, qui vont surtout leur donner l'envie d'aller voter dimanche prochain.

Commentaires

Effectivement l'électeur ne se reconnait pas dans la composition des listes, et encore moins dans le mode de scrutin et dans le découpage des régions. Il a le sentiment que quelque soit le sens de son vote, quelque soit le résultat son quotidien n'en sera pas amélioré.
On ne change pas une équipe qui perd!!!!
Il y a un déficit de confiance doublé d'un déficit démocratique après le NON Français, Néerlandais et Irlandais passé pour pertes et profits.
Le parti des vainqueurs sera celui des abstentionnistes, en effet comment valider cette pseudo-élection...
Et pourtant face à la mondialisation nous avons besoin de l'Europe qui rappelons-le régit 4/5 de la gestion supranationale.
Ce n'est pas l'Europe qui est en cause mais les femmes et les hommes qui la dirigent. Il leur appartient de nous faire caresser le rêve européen, nous qui avons soif de justice et de social, une Europe pour le peuple et par le peuple et pas seulement une Europe des élites et des technocrates.
M.Barnier est une valeur sûre, quant à R.Dati l'europe n'est visiblement ni son sujet ni sa passion, j'espère pour elle et pour nous que ce ne sera pas juste un placard doré.
Dans son discours de Nîmes, NS n'a parlé que de gouvernance européenne et non de l'europe qui fait notre quotidien.
Cependant le 7 juin j'irai sans passion accomplir mon devoir électoral, en attendant cette nouvelle vision de l'europe que nous dessine DDV et à laquelle j'adhérerai pleinement.

Écrit par : Betty | 03/06/2009

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