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16/12/2014

Interview sur France Bleu Hérault


C'est cette semaine que la fusion des régions est définitivement adoptée, les sénateurs votent cette après-midi. Dernier vote mercredi donc à l'assemblée nationale qui aura le dernier mot. On en parle tout de suite avec votre invité Salah Hamdaoui le maire de Castelnau le Lez et sénateur UMP Jean-Pierre Grand.

Jean-Pierre Grand bonjour.

« Bonjour. »

Avant d'évoquer cette fusion on va peut-être commencer par ce qui a marqué Lunel ces derniers temps, notamment la semaine dernière : deux jeunes djihadistes de la commune tués en Syrie, ce n'étaient pas les premiers. Est-ce que pour vous c'est un phénomène qui reste marginal ou bien c'est un phénomène qui devient très inquiétant.

« En aucun cas on peut traiter ça comme un phénomène marginal. C'est extrêmement inquiétant, c'est préoccupant, l'état doit s'en saisir et les autorités religieuses condamner. La première déclaration de l'imam était naturellement inacceptable. J'ai vu qu'aujourd'hui dans la presse de ce matin il a fait machine arrière totalement... »

Il condamne.

« Il condamne et naturellement il tient des propos qui sont beaucoup plus apaisants, beaucoup plus responsables, mais nous ne devons pas aujourd'hui traiter ça par-dessus la jambe. C'est extrêmement grave d'ailleurs regardez, l'actualité montre que des filières djihadistes de recrutement ont été démantelées ou sont en voie de l'être. Mais en fait elles ne sont pas démantelées, bon, il y en a d'autres qui vont se créer et l'état dans cette affaire-là doit être en première ligne. »

Alors la fusion des régions Languedoc Roussillon Midi Pyrénées pour ce qui nous intéresse. Vote au sénat donc cette après-midi. Vous serez le seul, le seul sénateur de l’Hérault à voter pour cette fusion ?

« Ecoutez je ne sais pas si je... »

Vous vous démarquez une fois encore.

« Non non je... Oui enfin je ne sais pas si on peut appeler ça se démarquer. En tous les cas moi j'ai des convictions et j'ai surtout une vision. La vision c'est que... pourquoi on nous explique que nous faisons la fusion des régions ? C'est pour être plus fort. Donc toutes les régions de France vont fusionner et on laisserait le Languedoc Roussillon tout seul avec un petit budget et beaucoup de chômeurs ? Ce n’est pas acceptable. Et malgré cela, malgré cela, Languedoc Roussillon plus Midi Pyrénées c'est 2,3 milliards de budget seulement. C'est 500 000 demandeurs d'emploi, c'est une sous industrialisation. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'aujourd'hui il est tout-à-fait étonnant, enfin moi dans tous les cas je le considère comme ça, que l'état, le gouvernement ait lancé la fusion des régions avant même de travailler sur les compétences et surtout sur les moyens. J'interviendrai au sénat sur ce sujet et parce que je considère qu'aujourd'hui compte-tenu des deux chiffres que je vous ai donné, qui sont incontournables et réels, l'objectif c'est quoi ? C'est industrialiser notre région et c'est naturellement de faire baisser le chômage. Tout le reste c'est de la littérature. »

Vous dites que... une région formée par deux régions sera... sera plus forte... ceux qui sont contre...

« Je n’'ai pas dit qu'elle serait plus forte... je n'ai pas dit qu'elle serait plus forte, je dis qu'elles seront toujours aussi faibles. »

Oui mais ceux qui sont contre, les détracteurs en fait de cette fusion craignent, notamment ici en Languedoc Roussillon d'être... comment dire... phagocytés par Midi Pyrénées qui économiquement quand même plus forte que le Languedoc Roussillon.

« Non justement c'est une image fausse ! Je viens de vous dire qu'il y a également... Midi Pyrénées et Languedoc Roussillon c'est le même budget... »

A peu près.

« Languedoc Roussillon Midi Pyrénées c'est à peu près le même nombre de demandeurs d'emplois. Pour moi ce sont les deux seuls... »

Un peu plus élevé dans notre région... Le PIB est aussi plus élevé...

« Voilà... de 20 euros vous avez raison, mais globalement nous sommes à peu près identiques. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l'enjeu il est là, et pas ailleurs. Ce n’est pas un enjeu politicien. Moi mon souci ce n’est pas de savoir si Montpellier sera capitale régionale ou Toulouse ! Moi mon enjeu c'est de savoir si dans les 5 ans nous allons créer 50, 100, 150 000 emplois, si l’Hérault, le Languedoc Roussillon dans son ensemble va pouvoir s'industrialiser et attirer les entreprises et être compétitif. Et pour ça j'ai des propositions. J'ai des propositions fortes parce que il n’y a rien d'autre de plus important aujourd'hui comme objectif que celui de travailler pour l'emploi et pour l'industrialisation.»

Et parmi vos propositions et on n'évoquera que celle-là, il est question des zones franches non, pour les zones rurales par exemple, qui pourraient être les grandes oubliées de cette fusion.

« Non, pas pour les zones rurales non, aujourd'hui le problème c'est la compétitivité, l'attractivité. Donc l'attractivité on sait pourquoi. L'attractivité ce n’est pas le soleil, l'attractivité c'est le coût de la main d'oeuvre, c'est un certain nombre de choses, le coût du travail, c'est un certain nombre de facteurs attractifs. Economiquement attractifs. Donc qu'est-ce qu'on peut faire ? On n'a pas la main sur les impôts nationaux. On n'a pas la main sur les... »

Qu'est-ce qu'on peut faire donc ?

« Et bien on peut essayer de façon très ciblée, de façon stratégique prendre des décisions de mettre, ou de prendre la décision de créer des zones franches pour permettre justement d'attirer les grandes entreprises et de rendre notre région compétitive. Voilà. Sur des secteurs précis. Ça c'est le rôle de l'état, mais c'est aussi le combat que devront avoir les élus... les élus régionaux de demain. »

Merci Jean-Pierre Grand d'avoir été l'invité de FBH ce matin. Sénateur maire UMP de Castelnau le Lez et pour donc la fusion entre Midi Pyrénées et Languedoc Roussillon.

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