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06/03/2009

Intervention sur l'article 24 de la loi HPST

Je viens d'intervenir lors de la discussion sur l'article 24 du projet de loi protant réforme de l'Hôpital et relatif aux Patients, à la Santé et aux Territoires (HPST).




Que l’on soit très attentif à la santé publique, c’est naturel, c’est même notre devoir.

Nous sommes, pour la plupart d’entre nous, des élus locaux et donc à des postes d’observation où nous constatons que les abus d’alcool aux effets redoutables sur la santé et sur la sécurité publique ne sont que très rarement la conséquence d’une consommation excessive de vin.

Le whisky, le gin et la vodka, sans oublier les drogues, sont à l’origine la plupart du temps des abus et du cortège de drames qui trop souvent les accompagnent.

L’article 24 de la loi qu’on examine aujourd’hui interdit de fait les dégustations promotionnelles. Ce ne sont pas les alcools forts qui seront le plus concernés, mais une fois encore le vin. Il s’agit là d’une méconnaissance totale des pratiques ! Ce n’est pas là que les français s’alcoolisent !

Si l’article 24 était adopté en l’état, cela reviendrait également à interdire aux élus locaux et aux associations d’organiser des vins d’honneur. Comme Maire avec bien d’autres collègues, cela fait longtemps que nous ne mettons plus d’alcools forts lors des manifestations publiques. Bien au contraire nous servons des productions de nos régions, nos vins et nos muscats, et là il n’y a pas d’excès.

Elus locaux, nous sommes, au quotidien, des acteurs d’une vraie politique d’éducation et de modération de la consommation d’alcool.

Aussi, je vous propose, Madame le Ministre, comme geste fort et symbolique pour être efficace contre l’alcoolisation massive des jeunes en particulier, d’interdire la vente et la consommation d’alcool dans les établissements spécialisés ouverts au public entre 3 heures et 8 heures du matin. Ce sera la meilleure façon d’éradiquer ces établissements appelés « after » qui, comme chacun le sait, sont des lieux de consommation immodérée. Aucune goutte de vin n’est vendue dans ces établissements, je tiens à le préciser.

Je souhaite également que le Parlement dispose des résultats d’une enquête statistique précise réalisée automatiquement lors d’accidents corporels afin de connaître la nature des boissons absorbées par les conducteurs dont le taux d’alcoolémie est supérieur à ce que permet la loi. Je suis convaincu que nous verrons alors que le vin n’est pas une boisson à stigmatiser.