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14/04/2007

"Mon bilan, ma meilleure campagne"

Député UMP sortant, le maire de Castelnau repart en campagne sur la 3ème circonscription Montpellier – Lunel. Il ouvre aujourd’hui sa permanence lunelloise.

Que retiendrez-vous de votre premier mandat ?

Je retiendrai d’abord une expérience nouvelle et très utile de cing années particulièrement actives. Au cours de celles-ci, je me suis efforcé de répondre au mieux aux problèmes qui m’étaient soumis par les maires et les conseils municipaux des communes de la circonscription. Mais également à l’attente de très nombreux concitoyens que j’ai personnellement reçus. J’ai été avant tout un député de terrain, au plus proche de ma circonscription.
J’ai eu de vraies satisfactions lorsque j’ai pu obtenir des crédits pour différents projets et lorsque j’ai pu aider à trouver des solutions aux problèmes humains qui m’étaient posés.

Nourrissez-vous cependant certains regrets ?

Je ne nourris pas de regrets particulier. Non. Mais je ne peux m’empêcher de penser à tous ceux et toutes celles qui m’ont demandé un emploi et un logement et pour lesquels je n’ai pas encore trouvé de solution. J’en ai toutefois solutionné un grand nombre.

Cela veut-il dire que l’emploi et le logement vont être vos thèmes de campagne ?

Notre majorité UMP a fait reculer le chômage de 15 %. Il faut continuer cet effort. Surtout dans notre région. L’emploi et le logement restent deux priorités incontournables pour la prochaine législature. Quels que soient le président et le gouvernement.

Vous annoncez que le chômage baisse de 15 % en France. Ce n’est pas l’avis des experts européens ?

Ils contestent 0,4 % des résultats. Et, de toute façon, leur contestation vaudrait également pour les périodes précédentes. C’est très Français de vouloir minimiser les acquis, notamment en période électorale.

Ne craignez-vous pas de payer votre soutien à Villepin. Surtout que cela n’a pas plu à tous les maires et tous les militants ?

J’ai des convictions républicaines et sociales. Je les défends jusqu’au bout. Il en va de même pour mes soutiens à des personnalités comme cela a été le cas pour le Premier ministre, dès lors que je considère qu’il servait la France et l’intérêt général de nos concitoyens.
Comme disait Charles Péguy : « Nos fidélités seront des citadelles ». On peut ne pas être compris sur le moment quand on s’engage authentiquement mais le temps fait toujours son œuvre de façon positive.
Dominique de Villepin montre au peuple français l’image de l’homme politique du XXIe siècle, inconnu jusqu’à alors. Sauf à le comparer au Général de Gaulle. Pendant cinq ans, il aura servi la France. Son bilan est bon, d’ailleurs personne ne le conteste vraiment.

Vous êtes désormais en campagne électorale. Comment allez-vous l’organiser ?

La meilleure campagne électorale reste mon travail au quotidien. Mon bilan de maire et de député pendant cinq ans crédibilise mes engagements pour les cinq prochaines années. C’est là mon pacte de confiance avec les electeurs.

Des têtes d’affiche nationale de l’UMP viendront-elles vous soutenir ?

La campagne des législatives sera très courte et mes amis seront naturellement à mes côtés pour me soutenir. Mais, je souhaite, parce que je le ressens au plus profond de moi-même, conserver à cette campagne législative l’aspect local qu’elle mérite. Moi, je suis bien ici. Je suis un homme de terrain, je ferai une campagne électorale terrain.

Vous avez été pourtant assez discret sur les dossiers « chauds » tel que l’incinérateur de Lunel-Viel ?

J’aime bien que l’on rejette ce qui existe. Mais, à condition, que l’on trouve une solution de remplacement. A condition qu’elles respectent les grands équilibres environnementaux.

Et en ce qui concerne l’autoroute A9 ?

J’ai obtenu du Gouvernement la gestion rapide des sorties d’autoroute et leur mise en sécurité, un dédoublement a minima et un engagement de l’Etat sur un projet d’autoroute au nord du Pic Saint-Loup, proche des Cévennes, reliant l’A7 à l’A75. Cette autoroute éviterait les transits par l’A9. Ce n’est pas parfait mais ne rien faire serait bien pire.

Que pensez-vous de vos adversaires ?

Je les respecte tous. C’est les b.a-ba de la démocratie.

Vous inaugurez aujourd’hui votre permanence. Pourquoi « bodega républicaine » ?

Je souhaite que l’esprit qui y règne soit aux antipodes de l’idée que l’on se fait des permanences électorales où seuls les militants et les synmpathisants se rendent. Cette bodega républicaine sera un lieu de rendontre où chaque concitoyen, quelles que soient ses appartenances, se sentira chez lui, dans une ambiance de respect de l’autre et de convivialité.

Entretien paru dans le Midi Libre du 14 avril 2007
Recueilli par Jean NOTE