Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/11/2015

Régionales 2015 - Lettre ouverte à Dominique Reynié

Dans la presse régionale, vous tentez un rétablissement électoral en jetant l'anathème sur les uns et les autres, en vous présentant comme une personnalité différente par son comportement politique.

Commençons par là. 

Lors de la commission nationale d'investiture de LR, à laquelle je participais, Nicolas Sarkozy a marqué fermement son soutien à votre candidature. Résultat, vous avez été investi par 11 voix contre 9 à votre concurrent et 2 abstentions.

Aujourd'hui, vous tentez de prendre vos distances avec le Mouvement et son Président. Les militants et les électeurs sont en droit de se poser des questions.

Poursuivons par votre situation administrative de candidat. 

Pour être candidat, il faut remplir l'obligation d'être inscrit au rôle des impôts dans l'année de l'élection ou figurer régulièrement sur les listes électorales.

Visiblement ce n'est pas votre cas, aussi des citoyens et des journalistes s'en sont publiquement émus. C'est alors, que j'ai sollicité par lettre Nicolas Sarkozy qui vous a investi pour qu'il fasse vérifier votre situation juridique. Le moins que l'on puisse exiger d'un candidat parachuté, c'est d'être en règle avec la loi électorale. Vous avez en vain tenté de justifier votre inscription sur la commune où réside votre famille.

Peut-être avez-vous, comme vous l'affirmez,  porté plainte contre moi pour avoir commenté une étude juridique accablante. Si tel est le cas, il ne me faudra que quelques secondes pour prouver que la presse en avait eu connaissance bien avant moi. La réalité, c'est que vous avez trouvé cet artifice, juridiquement ridicule, pour faire passer le message d'un candidat qui n'a rien à se reprocher.

Pourquoi ne pas avoir attaqué en justice les doutes, exprimés par la presse et moi-même sur votre éligibilité ? Poser la question, c'est y répondre.

Pour tenter de vous poser en candidat différent, vos méthodes de communication se retournent contre vous. 

Dans la presse d’aujourd’hui, vous n’hésitez pas à communiquer sur votre volonté d'avoir écarté de votre liste un militant, responsable de LR au motif qu'il aurait des "difficultés avec la justice ", ce qui est à ce jour une pure diffamation.

Voilà un comportement qui peut séduire les électeurs, à condition qu'ils ne sachent pas que sur vos listes figurent des candidats, l’un mis en examen pour des faits graves, l’autre faisant l'objet d'enquête judiciaire et un troisième qui a fait de la prison et a été condamné.

J'en viens à votre campagne et à votre conception de la nouvelle grande Région.

Permettez-moi là aussi d'observer une vision "cantonale" et des propositions étriquées, mal évaluées, relevant de la fiction.

Vous semblez tout ignorer des moyens qui devront être préalablement mis en place par l'Etat pour que ces grandes régions, collectivités d'une toute autre nature que les précédentes, puissent aborder dans de bonnes conditions la concurrence des autres régions de l'Europe et du monde.

Les priorités ne sont pas celles que vous définissez en ignorant tout ce qui se passe déjà aujourd'hui dans notre Région, en particulier dans les secteurs stratégiques de l'innovation et de la recherche.

La compétitivité des nouvelles régions et leurs futurs moyens d'action passent obligatoirement par une réforme institutionnelle pour déconcentrer des moyens administratifs et financiers de l'Etat. Les élus locaux, les parlementaires et toutes les forces vives de nos territoires devront encourager l'Etat à mettre en place cette nouvelle étape incontournable de la décentralisation, dans le respect de la souveraineté et de l'unité nationale.

Enfin, permettez-moi de contester vos conceptions idéologiques, totalement éloignées de celles de notre formation politique que vous venez de rejoindre et de nos groupes parlementaires de l'Assemblée Nationale, du Sénat et du Parlement européen.

Vous souhaitez, comme vous l'avez écrit, que les souverainetés nationales s'effacent devant la construction européenne, cela s’appelle l’Europe supranationale, vous imaginez la Turquie rejoindre la communauté européenne et dans le domaine sociétal, vous êtes favorable à la GPA, gestation pour autrui.

Nos différences m'imposent, pour rester fidèle à mes convictions philosophiques, politiques et morales, de rejeter votre candidature et votre programme.