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18/03/2007

Interview sur France 3 Sud

J'étais, ce soir, l'invité du journal de 19h de France 3 Sud où j'ai répondu aux questions Hélène Archilla.



Hélène Archilla : Jean-Pierre Grand, bonsoir, vous être député-maire UMP de Castelnau le Lez. Dominique de Villepin qui ne se présente pas à l’élection présidentielle, vous allez voter pour qui vous ?

Jean-Pierre Grand : Moi, je suis très clair. Ma famille politique, c’est l’UMP. L’UMP a un candidat, c’est Nicolas Sarkozy. Donc je serai totalement loyal à Nicolas Sarkozy.

C’est un choix par défaut ? Vous n’êtes pas tenté par glisser un bulletin François Bayrou dans l’urne, le moment venu ?

Non, vous savez moi je suis quelqu’un de loyal ! Et puis, quand j’ai quelque chose à dire, je le dis. Si je n’avais pas souhaité voter pour Nicolas Sarkozy, je serai venu sur ce plateau et je l’aurais dit. Moi, j’ai été fidèle jusqu’au bout à Jacques Chirac et à Dominique de Villepin. Tout le monde sait que j’aurais souhaité que Dominique de Villepin soit candidat aux élections présidentielles. Il ne l’est pas, c’est Nicolas Sarkozy, je soutiens Nicolas Sarkozy. Vous voyez, c’est très simple, c’est sans ambiguïté. Et aujourd’hui nous allons commencer la campagne électorale.

Dominique de Villepin a laissé planer le doute ou c’est vous qui laissiez planer le doute ? Parce que finalement lui a estimé qu’il n’avait jamais voulu être candidat à cette élection. Vous l’aviez souhaité vous ?

Je crois que Dominique de Villepin est porteur des grandes valeurs. Regardez, il était aux Etats-Unis, il y a 48 heures. Il a fait un brillant discours à l’ONU. Il a fait un autre brillant discours à Harvard. C’est quelqu’un qui sur la planète compte. Il a peut être pas envie de continuer à faire de la politique de cette façon là. Je veux dire, il faut respecter son choix. Il aura d’autres moyens de servir le pays : la paix, l’environnement, la coopération, l’aide à l’Afrique, etc. Il y a mille et une façons de servir le pays et la planète.

Aux côtés de Nicolas Sarkozy ? Il servira ce pays à ces côtés ?

Aux côtés de celui qui sera Président de la République parce qu’effectivement ces choses là se font avec les gouvernements de la Nation.

Vous parlez de votre famille politique donc l’UMP. Comment voyez-vous l’émergence de François Bayrou et ces sondages qui le propulsent visiblement au second tour ?

La faiblesse de Ségolène Royal à l’évidence. Dans chaque français, il y a un logiciel. Ils se disent : « voilà celui-là peut être Président de la République et celui-là ne peut pas l’être ». Et à l’évidence, Ségolène Royal est un candidat fragile. Donc cette candidature naturellement elle crée des difficultés à gauche. Donc il y a beaucoup d’électeurs de gauche qui glissent sur François Bayrou. C’est ça l’élection présidentielle. L’élection présidentielle, ce n’est pas toujours ce qu’on croit, c’est pas forcement le schéma que les médias avaient décidé.

Derrière les présidentielles, il y aura les législatives. Vous êtes candidat dans la troisième circonscription ?

Oui, j’ai dit que je serais candidat. Le temps de la campagne viendra, pas aujourd’hui, dans un mois et demi, deux mois. Le mois qui précèdera l’élection.

La politique régionale, on ne peut pas ne pas l’évoquer. Georges Frêche exclu du Parti Socialiste qui exclut lui-même pas mal de ses accompagnants. Comment vous voyez ça ? Quel regard vous portez là-dessus ?

Vous savez, je crois qu’aujourd’hui la vie politique locale est toujours un petit peu animée. Bon c’est une vieille tradition languedocienne et héraultaise.

C’est la fin d’un cycle ? Enfin c’est la fin d’un règne, on va dire ?

Non, moi je crois d’abord qu’en ce qui concerne ses collaborateurs, il a la responsabilité de ses choix naturellement. Pour le reste, il a été élu pour un mandat. Ecoutez nous ferons le bilan à la fin de ce mandat.

Merci Jean-Pierre Grand. Merci d’avoir été notre invité sur ce plateau.