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25/06/2012

Intervention lors du Conseil Municipal du 25 juin 2012

Mes Chers Collègues,

Les élections législatives ne m’ont pas été favorables, ma circonscription n’a pas échappé au basculement politique particulièrement fort dans notre région. C’est l’alternance, comme l’a connue la France en 1981.

Malgré tous les vents contraires, les électeurs castelnauviens m’ont conservé majoritairement leur confiance.

A chacune et chacun des castelnauviens qui, par son vote, m’a apporté son soutien, j’exprime toute ma gratitude.

A ceux qui ont fait un autre choix, quelles qu’en soient les raisons, je leur dis tout mon respect républicain.

Lors de cette campagne électorale, j’ai pu mesurer, à Castelnau, qu’un certain nombre de réalisations, programmes, travaux, chantiers en cours pouvaient inquiéter, créer des nuisances, gêner, ne pas être compris ou ne pas susciter l’adhésion.

J’ai le devoir de prendre tout cela en compte, mais aussi d’anticiper les réalités nouvelles qui s’imposeront à nous comme à bien d’autres cités urbaines.

Le contexte national, économique, monétaire et social, ne donne à l’action de nos collectivités aucune visibilité à court et à moyen terme.

Un exemple l’illustre. Ce sont les mesures annoncées par le gouvernement de faire passer à 25 % le nombre de logements sociaux obligatoires et de multiplier par cinq les pénalités financières. Aujourd’hui, à Castelnau, malgré nos efforts de construction, nous sommes à 10 % et devons donc payer à l’Etat une pénalité annuelle de 120 000€. Avec une telle décision, la ville devra payer 620 000 €, alourdissant ainsi de 500 000 € par an la pénalité.

Si la règle des 25 % est votée par le Parlement, la facture sera encore plus lourde.

A Castelnau, un millier de « logements sociaux de fait » ne sont pas pris en compte par l’Etat dans le cadre de la loi SRU.

La vraie question qui se pose c’est de savoir si l’appellation « logement social » relève du label administratif du bâtiment ou de la situation sociale des personnes qui l’occupent.

Au-delà, la crise économique pénalise les recettes de nos collectivités. Les dépenses incompressibles progressent. Nous devons prendre en compte de multiples et nouvelles obligations réglementaires coûteuses.

Cependant, mes chers collègues, je vous proposerai, cette année encore, de ne pas augmenter les taux communaux d’imposition, comme nous le faisons depuis 8 ans.

Les difficultés de financement des collectivités proviennent aussi de mesures qui imposent aux banques des règles extrêmement strictes, les contraignant à réduire drastiquement le montant des prêts accordés à l’ensemble des collectivités territoriales.

Le Conseil régional, général, l’Agglo, partenaires traditionnels de nos projets municipaux, confrontés aux mêmes difficultés, réduisent leur participation aux projets des communes.

Le Compte administratif de la ville, que nous allons volter dans quelques instants, présente un excédent budgétaire de fonctionnement de plus de 5 millions d’euros.

Rares sont les communes comparables à la nôtre qui peuvent afficher un tel résultat.

La situation financière de notre commune est saine et doit le rester.

Tous ces éléments me conduisent à prendre un certain nombre de décisions fortes.

Nous différons le projet de reconstruction de l’Espace Rencontres. J’ai demandé à l’Agglomération d’en faire de même pour la Médiathèque.

L’urbanisation au sud de la voie ferrée est stoppée, en particulier dans le secteur du Clos de l’Armet.

L’urbanisation verticale galopante de Montpellier, mitoyenne de ce site, justifie que l’on puisse envisager de conserver cette plaine agricole qui pourrait ainsi devenir la coulée verte entre nos deux villes.

Le long de l’Avenue Georges Frêche, les projets sont également revus à la baisse afin de mieux intégrer l’attente des riverains et le type d’habitat souhaité par les castelnauviens.

Petit à petit, les règles d’urbanisme de l’Agglomération et la loi SRU votée sous le gouvernement Jospin, qui nous imposent un habitat vertical dense, ne nous permettent plus de répondre à l’attente de nos concitoyens qui eux préfèrent vivre, avec leur famille, dans un habitat horizontal.

Il faut donc construire des quartiers de villas, prenant en compte les moyens financiers de chacun.

Dans cet esprit, je maintiens les projets de construction pour les jeunes castelnauviens primo-accédants.

Enfin toujours au sud, nous maintiendrons dans le Parc d’Agglo Eurêka la construction du Pôle régional de gérontologie, de grand intérêt public.

Autour des équipements médico-sanitaires sera prioritairement construit du logement social diversifié répondant aux besoins identifiés, notamment du personnel des structures hospitalières et des familles castelnauviennes en liste d’attente d’un logement social.

Ces constructions ne pourront mobiliser au maximum que 20 % de la surface de la ZAC du gérontopôle.

Ces dernières années, mes chers collègues, nous avons réalisé de gros travaux et de nombreux équipements publics.

Aujourd’hui, il convient de concentrer nos moyens financiers dans de multiples actions de proximité qui concerneront la rénovation des voiries, les parcs et jardins, les écoles, les crèches, l’action et l’aide sociale, l’accès au sport, la sécurité et l’ordre public.