21.01.2012

Lettre à Monsieur Serge FLEURENCE - Premier adjoint au Maire de Montpellier

Retrouvez ci-dessous la lettre que je viens d'envoyer à Monsieur Serge FLEURENCE, Premier adjoint au Maire de Montpellier, suite à ses propos rapportés dans Midi Libre.

Monsieur le Premier adjoint,

Tu as fait le choix de devenir le directeur de la campagne d’une élue de Montpellier présentée par le parti socialiste aux élections législatives. Jusque là je n'ai rien à redire.

En revanche quand je découvre dans un article de « Midi-Libre » que tu annonces que tu vas tirer, je te cite « à balles réelles », je me dois de t'interpeller publiquement.

Ton expérience d'ancien syndicaliste, ta formation d'ancien militant communiste, aujourd'hui tes fonctions d'élu d’une grande ville, font que tu connais le sens et la portée des mots dans la vie publique. Tu ne peux ignorer que tes fonctions exigent désormais, du discernement et de la tenue dans ton expression publique.

Les mots utilisés ont un poids, celui d'une personne porteuse des valeurs de la République, de la confiance des électeurs, d'une légitimité et pour toi celle du conseil municipal qui t'a élu Premier adjoint.

Les élections ce n'est pas la guerre, c'est un moment où la démocratie doit s’exprimer dans la sérénité.

Les candidats opposés à la personne que tu soutiens ne sont pas des ennemis de la Nation, mais des concurrents, des adversaires, qui défendent leurs idées et participent à un fonctionnement serein de la démocratie.

J'ai une certaine idée, reconnue, de la Nation, de la République, de la Démocratie, et du comportement au quotidien en politique, pour ne pas accepter ce langage dangereux et contraire aux valeurs de la République.

J'ai pensé qu'il était de mon devoir de Député de la Nation, de te rappeler ces fondamentaux de notre démocratie et de notre vie publique.

Trouve ici, cher collègue et cher Serge, toute l’expression de ma sympathie républicaine.

Jean-Pierre GRAND - Député de l'Hérault - Maire de Castelnau-le-Lez

25.11.2011

Réduction de 10 % de mon indemnité parlementaire au profit du CCAS de Castelnau-le-Lez

Lors de l'examen par l'Assemblée Nationale de la Loi de Finances pour 2012 - n° 3775 (seconde partie), avec un certain nombre de collègues, nous avons présenté, à l'article 32 - Etat B - Mission "Pouvoirs Publics", un amendement n° 503. Il proposait de réduire de 10 % les crédits relatifs aux indemnités parlementaires des députés.

Chacun comprendra que nous ne pouvons pas demander des sacrifices à nos concitoyens et ne pas nous imposer une solidarité.

Contre toute logique, cet amendement a été rejeté.

Aussi, j'ai pris la décision de reverser mensuellement 10 % de mon indemnité parlementaire au Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) de ma commune, soit 525 €.

Naturellement, je ne demanderai pas au CCAS un reçu permettant un déduction fiscale.

16.11.2011

Intervention contre la réduction de la défiscalisation des dons aux associations


Intervention contre la réduction de la... par jpgrand

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08.11.2011

Intervention sur la liberté de la presse


Intervention sur la liberté de la presse lors du... par jpgrand

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07.09.2011

Débat sur l'abattement sur les plus-values immobilières


Abattement sur les plus-values immobilières par jpgrand
 

Je suis intervenu cette nuit en séance publique contre la suppression l’abattement pour durée de détention pour le calcul des plus-values immobilières et son application brutale au 25 août 2011.

Sous la pression, le Gouvernement a présenté deux amendements réinstaurant cet abattement avec une exonération totale au bout de 30 ans de détention et repoussant son entrée en vigueur à compter du 1er février 2012.

Voici donc la version adoptée après plus d’une heure de discussion :

- aucun abattement au titre des cinq premières années de détention

- un abattement de 2 % entre la sixième et la seizième année de détention

- un abattement de 4 % entre la dix-septième et la vingt-quatrième année de détention

- un abattement de 8 % au-delà de la vingt-quatrième année de détention

Il s’agit là d’un message négatif passé aux propriétaires d’un petit bien immobilier qui devront attendre 30 ans pour ne pas avoir une fiscalité supplémentaire.

S’agissant d’un mauvais accord, j’ai décidé de maintenir mon sous-amendement car je considère que nous n’avons pas été élus pour cela.

24.08.2011

Réactions aux mesures annoncées par le Premier Ministre

Depuis 2008, nous avons été plusieurs députés gaullistes de la majorité à mettre le Gouvernement en garde contre une politique que nous jugions trop libérale, coûteuse pour le budget de l'Etat et socialement déséquilibrée.

Nous avions souhaité une remise à plat de la fiscalité.

Si nous avions été suivis dès 2008 sur ces principes, le Gouvernement ne serait pas aujourd'hui obligé de détricoter toutes les lois économiques et fiscales du quinquennat.

 

C'est humiliant pour le Parlement et sans effet significatif à long terme pour le budget de la Nation.

 

Le gouvernement annonce également vouloir taxer encore plus les alcools.

 

Si le vin est concerné par cette mesure, je déposerais au Projet de Loi de finances Rectificative (PLFR) prochainement examiné à l'Assemblée Nationale, un amendement de suppression de cette mesure pour le vin.

 

La viticulture, déjà en grande difficulté économique, ne peut accepter une mesure fiscale qui pénalise la vente du vin.

10.08.2011

Réflexions sur la Libye

Comme la plupart des députés de la majorité et de l'opposition en votant l'autorisation de prolongation de l'intervention des forces armées en Libye le 12 juillet dernier, nous avons d'abord fait confiance à Alain JUPPE qui nous garantissait que la France respecterait scrupuleusement la résolution de l'ONU.

Aujourd'hui, chaque français constate que l'OTAN s'en écarte et s'enlise dans ce conflit.

Quel parlementaire français peut, aujourd'hui, accepter que la France participe à des frappes aériennes qui tueraient des femmes et des enfants ?

Où va la France en Libye ? Où va la France en Afghanistan ?

Ces graves questions restent posées.

Nous, parlementaires français, sommes aujourd'hui fondés à demander d'urgence des précisions et des explications au Gouvernement français sur la situation militaire réelle et les conséquences humaines des frappes aériennes.

Jean-Pierre GRAND
Député de l'Hérault
Vice-Président du Groupe d'Etudes à Vocation Internationale (GEVI) sur la Libye

04.06.2011

Réaction aux propos de Nicolas Hulot sur l'Autoroute A9

On peut parcourir le monde et ne pas connaitre son propre pays. Nicolas Hulot vient d'en faire la démonstration en jetant en pâture son opinion sur le déplacement de l'A9, démontrant ainsi qu'il n'a jamais regardé, lui même et sérieusement, ce dossier. Cela nous pouvons le lui pardonner, l'homme est sympathique et ses émissions captivantes. Nicolas Hulot a décidé d'être candidat à la Présidence de la République. Cela impose un autre comportement que celui d'être sans discernement le porte-parole des copains verts de Montpellier qui bloquent depuis des années, avec quelques irresponsables de droite, le dossier de l'A9.

Si notre sympathique Nicolas avait lu le dossier, il aurait vu qu'il ne s'agit pas de doubler l'autoroute, mais de déplacer le trafic de transit. Il aurait vite compris, car il est intelligent, que la séparation des flux n'est possible que dans cette perspective, toutes les autres options se heurtent à des incompatibilités techniques clairement démontrées par de multiples rapports d'ingénieurs et de techniciens.

Nicolas, on a baissé la vitesse à 110 km/h, malgré cela les accidents ont progressé de 23 %.

Nicolas, le taux de gravité des accidents a progressé ces dernières années de 127 % au droit de Montpellier, alors qu'il demeure stable sur le reste de l'autoroute A9.

Nicolas, les éternels bouchons que subit notre population, ont doublé entre 2005 et 2010 pour représenter aujourd'hui près de 40 % des bouchons de l'ensemble de l'autoroute A9.

Nicolas, l'A9 au droit de notre agglomération, c'est 100 à 120 000 véhicules jour avec des pointes estivales à 160 000 véhicules jour.

Voilà pourquoi Nicolas, la séparation des flux des circulations de transit et urbaine est une priorité absolue et urgente et cela passe que vous le vouliez ou non par le respect et la mise en œuvre urgente de la DUP prise par l'Etat.

04.03.2011

Motion parlementaire contre l’exploitation du gaz de schiste

gaz de schiste,motion,jean pierre grand,grenelle,environnement,principe de précautionVoici le texte de la motion que j'ai cosigné avec plusieurs collègues parlementaire :

Nous, parlementaires de toute la France et de tous bords politiques, avons décidé de nous unir afin de porter les inquiétudes de nos concitoyens et des élus locaux de nos territoires quant à l’exploitation industrielle du gaz de schiste. Si ces gisements de gaz constituent un nouveau potentiel énergétique et un fort attrait, son extraction nécessite toutefois la mise en œuvre d’une technique d’hydro fracturation spécifique avec utilisation d’importants volumes d’eaux associés à de nombreux produits chimiques.

A la vue des impacts présents aux Etats Unis et au Canada sur les richesses environnementales de nos territoires, il n’est pas concevable qu’une quelconque exploitation de ce gisement soit mise en œuvre sur l’ensemble des sites français. Les études qui y ont été menées montrent d’ores et déjà des conséquences néfastes sur les nappes phréatiques et sur l’homme.

Le manque de transparence évident de la part de l’Etat et l’incohérence entre le souci de préserver l’environnement à travers les travaux du Grenelle et l’annonce de l’exploitation du gaz de schiste nous pousse à réagir. La population locale, les élus et le milieu associatif n’ont pas été sollicités sur ce dossier. L’octroi des permis d’exploration des gisements de gaz a eu lieu a priori unilatéralement de la part de l’Etat sur l’ensemble des sites français concernés, c’est inadmissible.

La suspension des travaux d’exploration jusqu’aux résultats du rapport sur les enjeux environnementaux de l’exploitation du gaz de schiste n’est pas suffisante. Il faut immédiatement que l’Etat fasse marche arrière et stoppe toutes les initiatives prises au nom notamment du principe de précaution qui a valeur constitutionnelle.

Nous sommes décidés à agir par tous les moyens possibles, à saisir toutes juridictions utiles voire à élaborer une proposition de loi pour réformer le code minier. Notre détermination est totale, nous ne nous laisserons pas imposer le gaz de schiste !

27.12.2010

Ils sont devenus fous ces Romains !

La France grelotte, le chômage passe la barre de quatre millions de demandeurs d'emplois, les aéroports sont restés bloqués avec des milliers de passagers coincés à Roissy, avec en prime un Ministre des transports qui se ridiculise par ses déclarations intempestives.

Je ne parle pas de notre politique étrangère et aujourd'hui dans l'actualité nos relations avec l'Afrique, qui nous marginalisent sur la scène internationale.

Comme un bonheur ne vient jamais seul, les Français assistent médusés à un crêpage de chignon, en public, entre une ancienne Ministre, Rachida Dati et une Ministre Chantal Jouanno, toujours en fonction, uniquement préoccupées par leurs futures places aux élections municipales à Paris en 2014.

On croit rêver !

Ces même chômeurs ou travailleurs pauvres, qui assistent impuissants à tout cela, découvrent que le Père Noël est passé pour quelques personnalités politiques de la majorité qui vivent un drame personnel de ne plus être au Gouvernement ou l'angoisse de ne plus être députés en 2012.

Ces recasages dorés, médiatisés et impudiques, me choquent au plus haut point. J'imagine qu'il en est de même pour nos concitoyens et certainement bien plus fort encore.

Combien serons nous de députés de la majorité et de l'ump en particulier, à exiger que cesse un comportement et une politique de classe aussi cyniques ?

Cette question va très vite venir à l'ordre du jour.

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