11.11.2009
Réaction au projet d'instituer une journée de commémoration de l'amitié franco-allemande le 11 novembre

La Presse se fait l'écho d'une volonté du Gouvernement d'instituer la date du 11 novembre comme journée de commémoration de l'amitié franco-allemande.
J'estime que cela n'a aucun sens historique. Après la guerre de 1914-1918 il y a eu malheureusement la guerre de 1939-1945.
Le choix d'une date de victoire de la France sur l'Allemagne serait une indélicatesse à l'égard des allemands.
Pourrions-nous imaginer que les anglais nous proposent le jour d'anniversaire de la défaite française à Waterloo comme journée d'amitié franco-anglaise ?
Le 11 novembre, nous commémorons l'anniversaire de la fin de la Grande Guerre, la victoire de la France.
Cette journée, c'est l'hommage de la Nation aux millions de morts et de blessés.
C'est l'hommage de la Nation aux Poilus de 1914-1918.
Personne n'a le droit de toucher à cette symbolique républicaine qui n'appartient qu'à notre Histoire.
La journée de commémoration de l'amitié franco-allemande pourrait être naturellement et symboliquement le 9 mai, Journée de l'Europe.
Cette journée du 9 mai est historiquement judicieuse puisque déconnectée de toute date de commémoration d'une victoire ou d'une défaite dans les conflits franco-allemands.
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11.11.2008
Un devoir de mémoire
En ce 11 novembre 2008, 90ème anniversaire de l’armistice de la 1ère guerre mondiale, un débat public a été ouvert sur nos commémorations.
C’est une proposition de l’historien André Kaspi, visant à limiter à trois le nombre de commémorations officielles, qui a mis le feu aux poudres.
Il ne faut pas faire d’amalgame, toutes les commémorations n’ont pas les mêmes racines, elles ne se superposent pas.
Dans le monde actuel, face aux difficultés et à la crise, il faut éviter de diviser la Nation. Au contraire, il faut tenir un discours d’union, de rassemblement et d’ouverture.
Alors qu’à l’Assemblée Nationale, nous débattons sur les questions mémorielles, cette proposition sème le trouble.
Il convient de conserver trois dates (8 mai, 14 juillet et 11 novembre) comme jours fériés et de continuer à avoir des rendez-vous de mémoire et de commémoration officiels et nationaux, pour les autres dates.
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