09.12.2009

Question au Gouvernement sur l'enseignement agricole

J'ai posé aujourd'hui une question d'actualité à l'Assemblée Nationale à Monsieur Bruno LE MAIRE, Ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche, sur l'enseignement agricole.

 

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16.09.2009

Interview au 12/13 de France 3 sur la baisse de la TVA dans la restauration

France3_1213.jpgJ'étais ce midi l'invité du 12/13 de France 3 National pour évoquer la baisse de la TVA dans la restauration.

 

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40ème anniversaire du discours de la Nouvelle Société

chaban-d.jpgLe 16 septembre 1969, Jacques Chaban-Delmas, nommé Premier Ministre par le Président de la République, prononçait à la tribune de l'Assemblée Nationale la déclaration de politique générale de son gouvernement.

Ce discours lançait l'idée de la Nouvelle Société, aujourd'hui encore dans toutes les mémoires.

Jacques Chaban-Delmas débuta ainsi son intervention : « Mesdames et Messieurs, comment s'adresser aux français sans évoquer le rôle que la France peut aspirer à jouer dans le monde ? Le général De Gaulle l'a clairement défini : assurer l'indépendance nationale, condition du combat pour la paix du monde et pour la solidarité entre tous les peuples.

Il la conclut en affirmant : « C'est la transformation de notre pays que nous recherchons, c'est la construction d'une nouvelle société, fondée sur la générosité et la liberté. »

Ces deux phrases, synthèse certes trop rapide d'un discours visionnaire, humaniste et fondateur, inscrivait son programme de gouvernement dans la modernité pour une société toujours plus juste et plus humaine qu'il appelait de ses vœux. Prononcé par cet homme d'Etat, patriote et résistant, ce discours, 40 ans après, demeure toujours d'une éclatante actualité.

J'ai eu l'honneur de le servir au plus près de nombreuses années, ce fut pour moi une irremplaçable, grande et belle école. Jacques Chaban-Delmas a nourri ma réflexion et orienté mon comportement politique.

Aujourd'hui, je retrouve en Dominique de Villepin la même grande et belle ardeur à servir la France, c'est la raison de mon engagement à ses côtés.

09.06.2009

Intervention sur le projet de loi relatif à la programmation militaire

Je viens d'intervenir en séance à la discussion de l'article premier du projet de loi relatif à la programmation militaire pour les années 2009 à 2014 et portant diverses dispositions concernant la défense (nos 1615, 1720, 1552, 1558).

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04.06.2009

Question Orale Sans Débat sur l'Autoroute A9

Je viens de poser une question orale sans débat à l'Assemblée Nationale à Monsieur le Ministre d'Etat Jean-Louis BORLOO, Ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, sur les enjeux de fluidité et de sécurité routière sur l'autoroute A9 au sud de Montpellier.

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11.05.2009

Mon vote sur le Projet de Loi « Protection et Diffusion de la Création sur Internet »

 

OUI, j’aime les artistes.

 

OUI, il faut protéger la création originale française de nos artistes dans le domaine de l’audiovisuel et de la musique contre le piratage sur Internet.

 

OUI, il convient de repenser le dispositif de sanctions qui est aujourd’hui disproportionné et non appliqué.

 

 

NON, la suspension de l’abonnement Internet n’est pas la bonne solution. Elle est même contraire à notre mode de vie au 21ème siècle.

 

NON, rien ne garantit une parfaite sécurisation des réseaux et le risque de piratage de son adresse IP.

 

NON, il n’existe pas aujourd’hui une offre légale financièrement intéressante.

 

 

Mardi 12 mai 2009, je ne voterai pas ce projet de loi lors du vote solennel à l’Assemblée Nationale. A l’heure actuelle, mon cœur balance entre voter contre et m’abstenir.

 

 

MAJ : Je me suis abstenu sur ce projet. Voir le détail des votes sur le site de l'Assemblée Nationale.

17.03.2009

Tribune Libre parue dans Midi Libre

800px-Drapeau_de_l%E2%80%99OTAN_svg.pngLa pleine réintégration de la France dans les structures militaires de l’OTAN pose un certain nombre de questions. Il convient d’y réfléchir sans dogmatisme, sans arrière- pensée politicienne, seul compte l’intérêt supérieur de la Nation.

Est-il politiquement incorrect de s’interroger sur les raisons pour lesquelles depuis le Général de Gaulle, aucun des présidents de la République, qui se sont succédés, n’a franchi le pas de la réintégration ?

Dans notre histoire contemporaine, deux courants politiques se sont opposés sur ce sujet. Sous la Vème République, le gaullisme pour qui l’indépendance de la Nation et sa grandeur sont liées. L’autre courant de pensée, plus présent sous la IVème République, considérait que la France est d’abord une Nation avec pour obligation le soutien et la promotion du monde occidental.

Aujourd’hui, les plus ardents défenseurs de ce retour plein et entier dans l’OTAN développent une même philosophie.

Depuis le Traité de Washington en 1949 créant l’Alliance atlantique, le monde a profondément changé. La disparition du bloc soviétique, l’émergence politique et économique en particulier de la Chine, de l’Inde, du Brésil, des pays arabes, les immenses besoins de l’Afrique, la situation économique actuelle des Etats-Unis et l’évolution de l’Union européenne obligent, plus que jamais, la France à conserver toute son indépendance et son originalité diplomatique pour maintenir son influence morale, politique et culturelle.

Aussi, est-il déraisonnable de redouter que cette intégration pleine et entière dans une OTAN, considérée partout sur la planète comme une structure militaire américaine, banalise la France et lui aliène la confiance de la plupart des peuples ?

Quel intérêt la France a-t-elle à se fondre dans un bloc occidental alors qu’elle a su cultiver une singularité si précieuse qui l’amenait à être un allié fidèle tout en conservant son indépendance et sa liberté de décision ?

Les partisans de la réintégration affirment que dans la situation actuelle nous sommes à l’intérieur de l’OTAN, remplissons de nombreuses missions militaires sans participer pleinement au commandement.

Faire croire aux français que cet arrimage à l’OTAN va permettre à la France de peser de tout son poids dans la stratégie et l’organisation de l’Alliance me semble être une douce illusion. Pour les Etats-Unis, l’OTAN est indissociablement liée à ses intérêts stratégiques, ils ne sont donc pas prêts à en partager le commandement.

Les partisans du retour à l’OTAN magnifient l’offre américaine de confier à un Général français le commandement allié chargé de la transformation des forces de l’Alliance basée à Norfolk en Virginie.

C’est une manœuvre habile.

En effet, ce commandement peut être considéré comme un « chapeau à plumes » destiné à rassurer l’opinion publique française mais il peut dans l’avenir devenir un piège redoutable.

L’état-major américain conservera la pleine main sur toutes les décisions suprêmes qui engagent l’Alliance et les intérêts américains. Ce commandement, même de pure forme, place la France au cœur d’une réflexion et responsabilise de fait notre pays dans une évolution de l’OTAN voulue par les américains.

Cette évolution stratégique se fera inéluctablement au détriment de l’ONU et de la construction d’une défense européenne autonome.

A quelques semaines des élections européennes, ce sujet d’importance mérite d’être abordé. Il convient de répondre à une question simple : qu’est-ce qu’un ensemble qui n’a pas la capacité d’assurer sa propre sécurité ? Sans une Europe de la défense, il n’y a pas d’Europe politique.

Avec le retour plein et entier de la France dans l’OTAN, la construction d’une véritable défense européenne s’éloigne, la France perd sa singularité diplomatique, notre pays n’est plus un trait d’union entre de très nombreux peuples. Dans ces conditions, nous pouvons craindre que l’on remette en cause notre légitimité à détenir un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations-Unies.

Ces questions essentielles touchant directement à notre indépendance nationale et à nos intérêts stratégiques méritent d’être publiquement posées par un député de la République.

16.03.2009

OTAN : : "Le risque, c'est un rétrécissement de notre ambition" - Interview de D. de Villepin parue dans Le Monde

Le Monde : Pourquoi êtes-vous hostile à la réintégration de la France dans le commandement intégré de l'OTAN ?

Dominique de Villepin : On a présenté cette décision comme le résultat d'un processus continu de régularisation. Ce n'est pas mon point de vue. Au fil des années, nous avons pris, c'est vrai, des initiatives pour maximiser la contribution de la France au fonctionnement de l'OTAN, mais avec toujours le même souci : préserver notre position originale et singulière au sein de l'organisation. Ce qu'on nous propose aujourd'hui est une rupture politique et symbolique.

Vous voulez absolument être le défenseur du gaullisme ?

Je m'exprime moins au nom d'une fidélité ou d'une doctrine qu'au nom d'une expérience et d'une conviction. L'OTAN ne doit pas devenir une ONU bis ou le bras armé de l'Occident.

M. Chirac avait envisagé cette réintégration lorsque vous étiez secrétaire général de l'Elysée.

Oui, mais c'était en 1995, dans un contexte très particulier, juste après la chute du mur de Berlin, l'effondrement de l'URSS et la fin de la guerre froide. Les attentats du 11 septembre et la guerre en Irak ont changé la donne. Le concept de "guerre contre le terrorisme" est une aberration. La peur a conduit à renouer avec la dangereuse logique des blocs. La position originale de la France permettait de la contrecarrer. Même en 1995, je n'étais pas personnellement favorable à cette réintégration, car j'ai toujours pensé que l'indépendance de la France était intimement liée à notre singularité et à notre vocation diplomatique de pont entre l'Est et l'Ouest, le Nord et le Sud. La France n'est pas un pays comme les autres du fait de son histoire, de sa présence outre-mer, de son statut de membre du Conseil de sécurité. Tout cela nous confère des devoirs et des responsabilités, comme nous avons pu le faire en Irak. Le risque qui nous guette, c'est un rétrécissement de notre ambition et une banalisation de la voix de la France, alors même que l'affirmation de notre spécificité constituait un élément de notre identité et une garantie de protection.

Si la France avait réintégré le commandement militaire de l'OTAN, elle n'aurait pas pu avoir un message fort sur l'Irak ?

Dans cette crise, il y a eu deux aspects. L'un, consensuel, a consisté à ne pas envoyer de troupes en Irak ; l'autre, beaucoup plus audacieux, a été d'empêcher les Etats-Unis, nos très proches alliés, d'utiliser la légitimité onusienne pour valider la guerre. Nous avons mené un combat et cherché à convaincre nos partenaires qu'il y avait un risque majeur d'affrontement avec le monde arabe et l'islam. C'était le devoir de la France d'éviter ce choc entre l'Orient et l'Occident. Beaucoup d'hommes politiques ne nous suivaient pas et plaidaient pour que la France ne fasse pas de vagues. Je crains que, désormais, nous ne puissions plus nous autoriser cette audace.

Le contexte a changé. N'est-il pas temps d'évoluer ?

Je ne veux pas faire de procès d'intention à Nicolas Sarkozy. Nous aurons très vite l'occasion de vérifier si nous sommes capables ou non de préserver une position originale. Ainsi en Afghanistan, Barack Obama a décidé d'augmenter la présence militaire américaine. Saurons-nous faire prévaloir notre propre vision ? En 2001, les choses étaient claires, il s'agissait de lutter contre un sanctuaire du terrorisme ; aujourd'hui, l'échec est patent. La présence de troupes étrangères coalise contre elles une grande partie des forces de ce pays. J'estime qu'il n'y a pas de solution militaire et qu'il faut entrer dans un processus de désengagement, couplé avec une nouvelle stratégie régionale et un fort soutien économique et social.

Ne faut-il pas renoncer à la singularité française, qui irrite nombre de nos partenaires, pour relancer l'Europe de la défense ?

Le président de la République fait ce pari. Je crains que l'inverse ne se produise. Dans l'immédiat, le signal que nous donnons est un renforcement atlantique dont la politique européenne de défense n'est qu'un élément marginal. Là encore, les tests concrets viendront très vite. Quid de l'agence européenne de défense ? De la constitution d'un état-major européen ? De la création d'une force d'intervention rapide qui était censée atteindre l'objectif de 50 000 à 60 000 hommes ? Nous en sommes extrêmement loin.

M. Fillon a-t-il raison d'engager la responsabilité du gouvernement sur ce sujet ?

D'un côté, il reconnaît l'importance du sujet ; de l'autre, il limite la liberté d'expression de la majorité en déplaçant la question. Ce n'est plus un vote pour ou contre la réintégration mais pour ou contre le gouvernement. La question mérite pourtant un débat de fond au-delà des clivages partisans. Je déplore que vole en éclats le consensus qui existait sur notre politique de défense. Tout cela me paraît malvenu en période de crise. Concentrons-nous plutôt sur l'essentiel : la réponse économique et sociale aux inquiétudes et souffrances des Français. Je crains que l'action du président de la République ne soit entachée aujourd'hui d'une trop grande dispersion et de confusion.

Que devrait-il faire ?

Revenir à un équilibre institutionnel plus conforme à notre Constitution et à nos traditions. Nous avons besoin d'un président qui défende une vision, soit capable de rassembler. En se substituant au premier ministre, il a du mal à jouer ce rôle de sage attaché à sa fonction. Et il prend le risque de voir sa légitimité contestée. Par la force des choses, le mécontentement se tourne vers celui qui semble détenir tous les leviers et prendre toutes les décisions. Dans ce contexte, s'ouvrir à des personnalités fortes, capables de marquer un rassemblement plus large, serait un bon signal. La majorité ne manque pas de talents désireux de servir, à l'image d'Alain Juppé.

Faut-il changer de politique ?

Il faut rassembler le pays autour de ses valeurs fondamentales : l'indépendance, les principes républicains, le sens de l'intérêt général. C'est nécessaire pour retrouver la confiance des Français. Cela ne relève pas d'une simple stratégie de communication. Il faut reconnaître certaines erreurs commises sur le plan institutionnel et politique et en tirer les leçons. C'est en faisant preuve d'écoute et d'humilité que l'on peut avancer.

Cela veut dire en finir avec la rupture ?

La rupture était une erreur. Elle a été un moyen de conquête mais elle ne correspond pas à la réalité du pays et, aujourd'hui, en temps de crise, elle est devenue dangereuse. On a le sentiment qu'il y a une idéologie au pouvoir qui obscurcit la capacité à avancer en rassemblant. Seul doit prévaloir l'intérêt de la France et des Français.

Source: propos recueillis par Françoise Fressoz et Patrick Roger (Le Monde)

06.03.2009

Intervention sur l'article 24 de la loi HPST

Je viens d'intervenir lors de la discussion sur l'article 24 du projet de loi protant réforme de l'Hôpital et relatif aux Patients, à la Santé et aux Territoires (HPST).




Que l’on soit très attentif à la santé publique, c’est naturel, c’est même notre devoir.

Nous sommes, pour la plupart d’entre nous, des élus locaux et donc à des postes d’observation où nous constatons que les abus d’alcool aux effets redoutables sur la santé et sur la sécurité publique ne sont que très rarement la conséquence d’une consommation excessive de vin.

Le whisky, le gin et la vodka, sans oublier les drogues, sont à l’origine la plupart du temps des abus et du cortège de drames qui trop souvent les accompagnent.

L’article 24 de la loi qu’on examine aujourd’hui interdit de fait les dégustations promotionnelles. Ce ne sont pas les alcools forts qui seront le plus concernés, mais une fois encore le vin. Il s’agit là d’une méconnaissance totale des pratiques ! Ce n’est pas là que les français s’alcoolisent !

Si l’article 24 était adopté en l’état, cela reviendrait également à interdire aux élus locaux et aux associations d’organiser des vins d’honneur. Comme Maire avec bien d’autres collègues, cela fait longtemps que nous ne mettons plus d’alcools forts lors des manifestations publiques. Bien au contraire nous servons des productions de nos régions, nos vins et nos muscats, et là il n’y a pas d’excès.

Elus locaux, nous sommes, au quotidien, des acteurs d’une vraie politique d’éducation et de modération de la consommation d’alcool.

Aussi, je vous propose, Madame le Ministre, comme geste fort et symbolique pour être efficace contre l’alcoolisation massive des jeunes en particulier, d’interdire la vente et la consommation d’alcool dans les établissements spécialisés ouverts au public entre 3 heures et 8 heures du matin. Ce sera la meilleure façon d’éradiquer ces établissements appelés « after » qui, comme chacun le sait, sont des lieux de consommation immodérée. Aucune goutte de vin n’est vendue dans ces établissements, je tiens à le préciser.

Je souhaite également que le Parlement dispose des résultats d’une enquête statistique précise réalisée automatiquement lors d’accidents corporels afin de connaître la nature des boissons absorbées par les conducteurs dont le taux d’alcoolémie est supérieur à ce que permet la loi. Je suis convaincu que nous verrons alors que le vin n’est pas une boisson à stigmatiser.


31.12.2008

MEILLEURS VOEUX

En cette fin d’année, de mon bureau à la mairie de Castelnau, par un temps gris, pluvieux et froid, j’observe des ouvriers qui s’activent au pied d’une grue, sur fond de verdure de la magnifique colline du château d’eau qui surplombe la vieille ville.

Ces images de fond d’écran reflètent un peu l’ambiance générale ressentie par les français.

Ici en Languedoc comme ailleurs en France, notre économie est fragilisée. Le bâtiment et les travaux publics, activités essentielles, connaissent un ralentissement préoccupant.

Je constate que l’attente de la plupart des personnes que je reçois est toujours la même : emploi, logement. De plus en plus nombreux sont ceux qui cherchent à se loger. De plus en plus nombreux sont ceux qui recherchent du travail.

En cette période de fêtes, comme vous, j’ai arpenté des allées de supermarchés, les étals des petits commerces de proximité, et "léché" les vitrines du centre-ville de Montpellier.

En cette période de toutes les tentations et de tous les désirs de faire plaisir aux êtres chers, je ne pouvais m’empêcher de penser à ceux dont le pouvoir d’achat se résume à leur seul revenu du SMIG, à une allocation de chômage, sans oublier nos compatriotes qui n’ont que le RMI pour vivre.

Ayons une pensée fraternelle pour ceux pour qui cette période de fêtes est finalement peu différente des autres mois de l’année, ne pouvant s’offrir que l’essentiel et encore en économisant centime par centime.

Pour ces français de plus en plus nombreux pénalisés par la vie chère, un pouvoir d’achat limité par de bas salaires quasiment gelés, notre majorité parlementaire doit imposer au gouvernement un soutien à la consommation qui leur soit réservé.

Cela pourrait transiter par un allègement significatif des prélèvements obligatoires sur leur feuille de salaire.

C’est le seul moyen que je vois aujourd’hui possible et à effet immédiat qui ne créera pas collatéralement des difficultés aux entreprises mais qui donnerait de l’espoir à nos concitoyens les plus modestes en leur prouvant que la République ne les oublie pas.

Les français attendent de notre majorité des garanties pour leur pouvoir d’achat, des garanties pour leur retraite, des garanties pour un égal accès aux soins, cela s’appelle des garanties sociales.

Dans cette période de crise par définition anxiogène, il convient de garantir l’égalité républicaine, pilier essentiel d’une démocratie du XXIème siècle.

A l’Assemblée nationale, nous allons examiner un certain nombre de textes et pour ma part, je resterai arc-bouté sur un certain nombre de principes indissociablement liés à mes convictions gaullistes.

Les libertés publiques et individuelles, les droits sacrés du Parlement, l’indépendance nationale sans oublier la liberté de la presse, demeurent de grands principes qui fondent notre République et garantissent notre démocratie.

A chacune et à chacun d’entre vous, je présente mes vœux personnels très sincères pour que cette année 2009 soit celle de la fraternité, du rassemblement et de l’amitié.

Bonne année à tous !


Jean-Pierre GRAND


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