19/07/2014

Transformation de l'Agglomération de Montpellier en Métropole


Intervention sur la transformation de l... par jpgrand

 

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19/06/2014

Intervention sur les transports à l'Agglomération de Montpellier

Je suis intervenu, ce vendredi 13 juin 2014 lors du Conseil d'Agglomération exceptionnel sur les transports.

 


Intervention sur les transports à l... par jpgrand

23/05/2014

LA REFORME OUI … LA CHIENLIT NON

Une nouvelle mode politique et médiatique laisse entendre aux Français que sacrifier nos collectivités locales contribuerait à diminuer le déficit budgétaire de l’Etat et les impôts des citoyens. Pour cela un remède miracle, réduire ce « sacré millefeuille » des collectivités qui n’existerait qu’en France.

On peut s’accorder sur le principe d’une grande réforme Institutionnelle du fonctionnement de la Nation pour une meilleure gouvernance à la fois de l’Etat et des Collectivités locales.

Le Gaulliste que je suis, attaché aux Institutions de la Vème République, ne serait nullement choqué que l’on touche aux « vaches sacrées », en respectant bien sûr nos principes Constitutionnels, notre Histoire et nos Territoires.

Les réformes de l’Etat et des Collectivités locales sont liées, l’une ne pouvant sérieusement se faire sans l’autre.

Le monde bouge, l’Europe se construit, de multiples défis économiques et sociaux s’imposent, l’exigence citoyenne évolue, tout cela justifie que le pouvoir politique dispose d’une architecture de gouvernance adaptée à ces réalités.

On est bien loin de cette perspective. L’Etat se réforme peu, mais impose aux Collectivités locales des réformes multiples, brouillonnes, coûteuses et trop souvent inélégantes. 

Au quotidien comme dans la durée, les Français observent les difficultés rencontrées par les Présidents de la République et leurs Gouvernements pour imaginer et décider des mesures fortes, judicieuses et novatrices que les circonstances exigent.

Cette impuissance déconcerte les Français qui doutent de plus en plus de la capacité « du politique » à défendre leurs intérêts et ceux de la Nation.

Cela se vérifie, élection après élection.

L’équilibre démocratique se fragilise par une forte abstention et la progression des extrêmes. Avant, ce mal frappait plus particulièrement les élections nationales, désormais, il pèse fortement sur les scrutins locaux.

Cette dangereuse évolution n’est pas le fruit du hasard.

Les multiples décisions de l’Etat affaiblissant volontairement nos collectivités locales réduisent politiquement à néant notre action quotidienne d’élu et dégradent notre image d’efficacité.

Les départements et les communes ont démontré leur capacité à amortir les crises de société en répondant aux attentes multiples de la population de nos villes et villages.

Cela devrait interpeller l’Etat, ses dirigeants et nos représentants au Parlement qui proposent une recentralisation qui ne dit pas son nom.

Rien sur la réforme de l’Etat, tout repose sur le seul démembrement des lois de décentralisation, au seul motif que le « sacré millefeuille » est la cause de tous les maux du pays.

Ce « sacré millefeuille », comparons-le aux autres pays, comme l’Allemagne qui sert toujours de référence aux donneurs de leçons, dont l’« épaisseur » est au moins identique à la nôtre avec en plus un fonctionnement de l’Etat largement décentralisé.

L’Etat a dans l’idée de regrouper les régions, de supprimer les départements et de créer les métropoles.

Le regroupement des Régions, partenaires de l’Etat dans la mise en place des grandes politiques publiques, n’est pas une idée à craindre ou à rejeter d’un revers de main s’il s’accompagne d’une véritable vision.

Voilà pourquoi, le regroupement régional c’est la naissance d’une autre Institution, d’une toute autre nature que l'actuel Conseil régional. 

Les présidents de région pourraient alors voir leur statut protocolaire évoluer et notre Constitution prévoir un Conseil des présidents de région réuni régulièrement à l’Elysée par le Président de la République.

La décentralisation verrait ainsi actée sa définitive reconnaissance.

On est bien loin de cette réflexion.

Dans tous les cas, la fusion annoncée des régions est incompatible avec la disparition des Conseils généraux qui garantissent l’égalité républicaine des territoires.

Supprimer les départements, c’est créer deux France. L’une urbaine avec toutes les possibilités financières d’offrir à ses concitoyens tous les équipements et services publics de proximité dont elle a besoin, l’autre rurale qui en sera privée.

Les regroupements intercommunaux et communaux mis en avant par l’Etat ne règleront en aucun cas cette disparité.

Quelle collectivité aura la capacité à prendre le relais du Conseil général pour assumer la gestion, le maillage et le financement de la politique sociale ?

On voit bien là tout le caractère dogmatique et dangereux de cette réforme.

Enfin, la création des métropoles confisquera aux maires et aux conseils municipaux des villes et villages qui la composent la plupart de leurs compétences. Le maire ne sera plus le gestionnaire de sa commune qui aura perdu son statut constitutionnel de collectivité de plein exercice.

Nos départements, nos villes, nos villages ont forgé depuis des siècles notre histoire, notre démocratie et celle de la France.

Pouvons-nous accepter de les voir disparaître au détour d’une simple loi ?

C'est pour moi inimaginable.

Seuls, le Peuple souverain par référendum ou le Parlement réuni en Congrès, peuvent légitimement et constitutionnellement prendre une telle décision historique.