02/07/2010

Ma réponse à la campagne de désinformation des verts de Castelnau-le-Lez

logo-midi-libre.gifDans son édition du 1er juillet 2010, Midi Libre rapporte des critiques de l'opposition municipale des Verts sur le compte administratif 2009 de la Ville Castelnau le Lez.

Il s'agit d'éléments totalement faux auxquels j'entends apporter le plus vif démenti. En cette période de crise et de dérèglement moral d'une partie de la classe politique, il est hors de question que je laisse sans réponse une telle désinformation. »

Lire la suite

12/04/2010

Interview parue dans Midi Libre

Comment analysez-vous aujourd'hui les résultats de l'UMP lors des régionales ?
Le résultat a été ce qu'il devait être. La campagne violente contre Georges Frêche a déplu à l'opinion. On peut reprocher beaucoup de choses à Georges Frêche mais pas son bilan. Les gens voient ses réalisations, ils savent que ça ne s'est pas fait tout seul.

L'UMP a-t-elle présenté le bon candidat ?
Avec n'importe quel candidat, vu le contexte national, ça aurait peu changé. Mais le score est dramatiquement bas. Il y avait un double écueil : le rejet de la gouvernance Sarkozy puis, localement, la campagne UMP, sans ligne ni stratégie. Alors, même si la région est à gauche, un score en dessous de 30 % est humiliant. Couderc nous a oubliés, nous n'avons pas été associés à la campagne ou à la composition de la liste. C'est sa façon de faire. Honnêtement, je m'en fiche un peu.

Désormais, une nouvelle génération veut s'imposer.
Ce n'est pas une question de génération, mais de vision. Formation, tourisme, agriculture sont nos piliers et je n'ai entendu aucun grand développement sur ces sujets durant la campagne. Et le vieillissement ? Il faut s'y préparer, il va y avoir dans notre région un grand déplacement de ces populations depuis la Côte d'Azur. Après c'est un problème de volonté politique, pas d'étiquette.

Cette vision, vous la trouvez chez Dominique de Villepin ?

Tout à fait, il est un espoir pour la France, pour sa place dans le XXIe siècle. C'est un homme d'État qui ne va pas se brader pour un siège de député ou de sénateur. Je souhaite qu'il soit candidat à la présidentielle de 2012.

Georges Tron, un Villepiniste, appelé au gouvernement...
L'ouverture ? Des scalps à la ceinture du président de la République, ça n'a aucune incidence sur la politique nationale. Il aurait pu, en période de crise, ouvrir en vue d'une grande politique qui rassemble. Mais pour ça, il faut prendre des gens porteurs d'un projet et non pas les maillons faibles de chaque camp.

Vivez-vous bien les critiques de vos collègues UMP qui disent que vous êtes dans l'opposition ?

Je le vis dans la plus grande indifférence. Je suis enraciné depuis longtemps dans mon territoire et je mesure combien les gens s'éloignent des partis politiques. Aujourd'hui, passer une heure dans une réunion de parti politique, c'est perdre une heure. Il n'y a plus de jus, plus d'envie, rien.

Pourtant, vous lancez un mouvement avec Villepin...
Oui, parce qu'avec l'engouement autour des clubs Villepin, nous ne pouvions plus rester en forme associative. Ça représente un réseau d'environ 20 000 personnes, c'est pas mal comme base pour un mouvement qui ne sera lancé que le 19 juin.

Ce jour-là, vous quittez l'UMP ?
On fait un rassemblement, que les gens viennent de partout, c'est le principe. Pour l'instant, nous restons dans le groupe parlementaire UMP. Ça ne pose pas de problème majeur. Après, à l'UMP, il ne se passe rien, alors s'ils ne veulent plus de nous, on n'en fera pas une jaunisse.

Votre statut de député soutien de Villepin vous a apporté une notoriété, les sollicitations de médias nationaux. Valorisant ?
Ça permet de faire valoir ses positions. Il faut être prudent aussi, éviter les polémiques inutiles, garder un discours à un bon niveau.

Vous serez candidat à votre propre succession pour les législatives de 2012 ?
Je ne vois pas pourquoi je ne le serais pas. Je fais un travail de terrain, je suis très enraciné dans ma circonscription, porteur d'une sensibilité sur le plan national, et pas dans une logique de parti.

Ça vous rapproche de Frêche ?

On s'entend pour bien travailler. Parce que pour avancer, sur le Tram par exemple, si j'avais dû attendre que mes petits camarades de l'UMP soient élus à Montpellier, je ne serais pas arrivé ! Et quand les collectivités qu'il préside répondent présent à une volonté commune de servir l'intérêt général, pourquoi ne travaillerions-nous pas ensemble ? Seuls les petits politiciens de quartier s'en émeuvent...

Quels projets pour Castelnau ?
Castelnau, j'y trouve mon bonheur politique. On réalise du concret. J'y suis élu depuis 27 ans et j'ai inscrit Castelnau dans la modernité. Il faut encore réaliser 800 logements sociaux. Je veux faire les choses bien, il me faudra cinq ans. Castelnau comptera alors 20 000 habitants.

Votre opinion sur la réforme des collectivités territoriales ?
Elle est extrêmement inquiétante et je ne la voterai pas en l'état des choses. Avec ce projet, on affaiblit le conseil général et le conseil régional, en leur enlevant la possibilité de lever l'impôt. Et je reste très inquiet pour les communes. L'État se trompe en affaiblissant les collectivités territoriales car elles ont été exemplaires dans la crise, en maintenant un haut niveau d'investissement.

Recueilli par Vincent COSTE et Gil LORFÈVRE

17/03/2009

Tribune Libre parue dans Midi Libre

800px-Drapeau_de_l%E2%80%99OTAN_svg.pngLa pleine réintégration de la France dans les structures militaires de l’OTAN pose un certain nombre de questions. Il convient d’y réfléchir sans dogmatisme, sans arrière- pensée politicienne, seul compte l’intérêt supérieur de la Nation.

Est-il politiquement incorrect de s’interroger sur les raisons pour lesquelles depuis le Général de Gaulle, aucun des présidents de la République, qui se sont succédés, n’a franchi le pas de la réintégration ?

Dans notre histoire contemporaine, deux courants politiques se sont opposés sur ce sujet. Sous la Vème République, le gaullisme pour qui l’indépendance de la Nation et sa grandeur sont liées. L’autre courant de pensée, plus présent sous la IVème République, considérait que la France est d’abord une Nation avec pour obligation le soutien et la promotion du monde occidental.

Aujourd’hui, les plus ardents défenseurs de ce retour plein et entier dans l’OTAN développent une même philosophie.

Depuis le Traité de Washington en 1949 créant l’Alliance atlantique, le monde a profondément changé. La disparition du bloc soviétique, l’émergence politique et économique en particulier de la Chine, de l’Inde, du Brésil, des pays arabes, les immenses besoins de l’Afrique, la situation économique actuelle des Etats-Unis et l’évolution de l’Union européenne obligent, plus que jamais, la France à conserver toute son indépendance et son originalité diplomatique pour maintenir son influence morale, politique et culturelle.

Aussi, est-il déraisonnable de redouter que cette intégration pleine et entière dans une OTAN, considérée partout sur la planète comme une structure militaire américaine, banalise la France et lui aliène la confiance de la plupart des peuples ?

Quel intérêt la France a-t-elle à se fondre dans un bloc occidental alors qu’elle a su cultiver une singularité si précieuse qui l’amenait à être un allié fidèle tout en conservant son indépendance et sa liberté de décision ?

Les partisans de la réintégration affirment que dans la situation actuelle nous sommes à l’intérieur de l’OTAN, remplissons de nombreuses missions militaires sans participer pleinement au commandement.

Faire croire aux français que cet arrimage à l’OTAN va permettre à la France de peser de tout son poids dans la stratégie et l’organisation de l’Alliance me semble être une douce illusion. Pour les Etats-Unis, l’OTAN est indissociablement liée à ses intérêts stratégiques, ils ne sont donc pas prêts à en partager le commandement.

Les partisans du retour à l’OTAN magnifient l’offre américaine de confier à un Général français le commandement allié chargé de la transformation des forces de l’Alliance basée à Norfolk en Virginie.

C’est une manœuvre habile.

En effet, ce commandement peut être considéré comme un « chapeau à plumes » destiné à rassurer l’opinion publique française mais il peut dans l’avenir devenir un piège redoutable.

L’état-major américain conservera la pleine main sur toutes les décisions suprêmes qui engagent l’Alliance et les intérêts américains. Ce commandement, même de pure forme, place la France au cœur d’une réflexion et responsabilise de fait notre pays dans une évolution de l’OTAN voulue par les américains.

Cette évolution stratégique se fera inéluctablement au détriment de l’ONU et de la construction d’une défense européenne autonome.

A quelques semaines des élections européennes, ce sujet d’importance mérite d’être abordé. Il convient de répondre à une question simple : qu’est-ce qu’un ensemble qui n’a pas la capacité d’assurer sa propre sécurité ? Sans une Europe de la défense, il n’y a pas d’Europe politique.

Avec le retour plein et entier de la France dans l’OTAN, la construction d’une véritable défense européenne s’éloigne, la France perd sa singularité diplomatique, notre pays n’est plus un trait d’union entre de très nombreux peuples. Dans ces conditions, nous pouvons craindre que l’on remette en cause notre légitimité à détenir un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations-Unies.

Ces questions essentielles touchant directement à notre indépendance nationale et à nos intérêts stratégiques méritent d’être publiquement posées par un député de la République.