09.09.2010

Mon point de vue sur la réforme des retraites

Des dizaines de milliers d'héraultais ont manifesté leur inquiétude. Il faut en tenir compte.

La démographie et la faiblesse de capacité de croissance de notre économie avec comme corollaire le chômage impose une réforme de notre système de retraite.

Aujourd'hui, ce qui m'inquiète dans ce projet de loi, ce n'est pas tant que l'on repousse de deux ans l'âge de la retraite, c'est que cette réforme n'est pas financée.

En effet, la retraite à 62 ans ne produira que la moitié des besoins. Les cinq ou six milliards de financement supplémentaire annoncés par des augmentations diverses ne sont pas suffisants.

Les seize milliards inscrits pour la caisse de retraite des fonctionnaires c'est de la dette publique. Le compte n'y est donc pas.

Nos concitoyens seraient prêts à faire un effort mais ils veulent une garantie pour l'avenir et un système juste, équitable.

On ne peut pas asseoir le règlement du déficit uniquement sur la base salaire. Il faut impérativement trouver des ressources nouvelles sans aggraver la dette.

Au nom de quelle morale républicaine, un revenu du capital serait moins taxé qu'un revenu du travail. Tous les revenus doivent être soumis au prélèvement retraite pour augmenter les recettes et rééquilibrer les prélèvements. C'est le sens des amendements que nous avons déposés avec d'autres députés villepinistes.

Ce que je crains c'est que cette loi qui ne règlera pas l'équilibre financier du régime des retraites, ne soit qu'une étape qui deviendra un prétexte d'ici sept à huit ans, pour justifier l'abandon de notre système de répartition.

Voilà pourquoi ce sujet devra être tranché par les français lors des élections présidentielles en 2012.

07.09.2010

Examen du Projet de loi portant Réforme des Retraites

La reprise des travaux de l'Assemblée Nationale est marquée par l'examen du projet de loi n°2770 portant réforme des retraites.

Vous trouverez ci-dessous les amendements que j'ai cosignés avec des collègues proches de Dominique de Villepin.

L'amendement n°110 vise à prendre une première mesure de solidarité qui ne peut être que la suppression du bouclier fiscal.

L'amendement n°53 tend à prolonger l'étude du Conseil d'Orientation des Retraites (COR) par une étude plus approfondie permettant de faire ressortir plus précisément toutes les contraintes et conditions d'une telle réforme, qui pourrait avoir entre autres avantages, celui de répondre à l'exigence d'équité de nos concitoyens.

L'amendement n°55 s'inscrit dans le droit fil de la réforme Fillon de 2003 en privilégiant l'allongement de la durée de cotisation, plus équitable que le recul de l'âge de la retraite, particulièrement pour ceux qui ont commencé à travailler le plus tôt.

L'amendement n°56 se propose d'amorcer le rééquilibrage entre la fiscalité du travail et du capital en renforçant le produit des revenus du patrimoine dans le mécanisme de la CSG.

L'amendement n°54 a pour objet de fixer un dispositif privilégiant la négociation entre les partenaires sociaux sur la question de la pénibilité du travail.